Archive for août, 2009

P = QI X QE

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Je n’ai jamais été bonne en maths pour la bonne raison que je déteste ça. Toutefois, j’ai trouvé le moyen d’obtenir une excellente note au baccalauréat dans cette matière. Pourquoi? Je ne voulais pas donner raison à mon prof qui me considérait comme un cas désespéré! On se fait plaisir comme on peut ;-) .

Ce que cette petite expérience m’a appris, c’est que la performance est toujours le produit du QI (quotient intellectuel)… et du QE (quotient émotionnel).

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Performance = Quotient Intellectuel X Quotient Émotionnel

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J’ai réussi cet examen parce-que j’avais une motivation émotionnelle supérieure! Ma moyenne annuelle de 7 /20 aurait pu me faire croire à une certaine faiblesse de mon « QI des maths » mais je me suis prouvée qu’il n’en était rien.

En entreprise, l’intelligence dite rationnelle des personnes est toujours perçue comme plus importante que les émotions quand il s’agit de performance. Pourtant, les émotions sont à la base de tout leadership, de tout processus décisionnel ainsi que de toute performance. Vous ne suivriez pas un chef qui ne vous « touche » pas en tant qu’être humain. Vous ne prendriez pas une décision qui irait à l’encontre de vos valeurs sans que cela vous pose un sérieux problème. L’entreprise est un lieu d’interactions émotionnelles, l’état des uns et des autres conditionne complètement la bonne marche de l’entreprise. Autant en tenir compte!

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08 2009

« Mon travail me rend malade… »

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Nous évoluons dans un monde qui vise la performance, l’atteinte d’objectifs. Par conséquent, le stress est à la mode et c’est presque normal (voire valorisant) d’avoir fait un burn-out au cours de sa vie professionnelle. Ce qui va complètement à l’encontre de la santé et de la productivité des entreprises, les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Une étude récente attribue à la dépression des pertes de productivité atteignant 4,5 milliards $CA (Stephens & Joubert, 2001).
  • Près de 500 000 Canadien s’absentent du travail chaque semaine pour cause de problèmes de santé mentale liés au travail.
  • Le coût global engendré annuellement au Canada par les problèmes de santé mentale s’élève à près de 14 milliards $, dont 8 à 10 milliards $ en raison de l’absentéisme. Ces coûts représentent 4 milliards $ pour la province du Québec.

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Selon un sondage de Statistique Canada qui comparait les situations de travail au Canada entre 1991 et 2001 :

  • La charge de travail moyenne et les heures consacrées au travail ont augmenté de 42 à 45 heures de 1991 à 2001.
  • La satisfaction professionnelle des travailleurs à l’égard de leur emploi a décliné de 62 % à 45 % entre 1991 et 2001.
  • L’engagement des employés au sein de leur entreprise a diminué de 50 % à 33 % de 1991 à 2001.

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Le burn-out est un état de fatigue intense, une incapacité à gérer la pression liée au travail demandé. Même si certains individus sont plus susceptibles que d’autres de connaitre le burn-out pour des raisons personnelles, la cause est souvent de nature organisationnelle. Des attentes trop élevées, trop peu de temps, de ressources, de coopération, d’attention. Dans leur livre, The Truth about Burn-out (1997), les auteurs Maslach, C. et Leiter, M.P. recommandent aux gestionnaires d’équipe de s’assurer que :

  • Leur équipe dispose de suffisamment de temps et de ressources pour accomplir leur travail
  • Les besoins du client passent avant toute réduction de couts
  • Un sentiment d’appartenance à la communauté existe entre les employés, sans être constamment érodé par les impératifs de production
  • La confiance est cultivée par une application juste dans les évaluations, les promotions et la répartition des avantages
  • La valeur de chacun ne soit pas détériorée par des tâches qui iraient à l’encontre de l’éthique et des valeurs personnelles de l’individu

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Le burn-out et les maladies du travail se soignent. Ils sont la manifestation d’un détachement nécessaire du corps et de l’esprit face à des tâches qui semblent impossible à réaliser. Ils sont le signe de l’existence d’un conflit intense entre la représentation interne d’un individu au sujet de son travail et la représentation que ce même individu a de ses capacités et valeurs.

C’est également une sonnette d’alarme qui nous dit que notre société ne va pas dans la bonne direction. Si notre objectif en entreprise est d’être productif, il y a surement d’autres moyens que de perdre beaucoup de temps et d’argent à faire face aux burn-out et autres maladies professionnelles des employés. On pourrait par exemple miser sur l’épanouissement, qu’en dites-vous?

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Références

1. Ipsos-Reid, Inc: 5th Annual Aventis Health Care Survey. Aventis Pharma Inc: Laval, QC, Canada.

2. Statistics Canada: The Canadian Community Health Survey (CCHS). Ottawa, ON, Canada.

3. Mental Illness Foundation: Statistics on the stress at the workplace. Montreal, QC, Canada.

4. Extrait de l’Ordre des psychologues du Québec (2002). La vie au travail : un monde en transformation, Symposium Santé mentale au travail, Montréal.

5. Données de la CSST. Direction de la statistique et de la gestion de l’information (2002). Lésions professionnelles indemnisées liées au stress, à l’épuisement professionnel ou à d’autres facteurs d’ordre psychologique.

02

08 2009

Ma coiffeuse est riche

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Samedi dernier je suis allée chez le coiffeur pour rafraichir ma coupe (et ma tête, les filles comprendront ce que je veux dire ;-) ). Je suis accueillie avec un grand sourire par ma coiffeuse habituelle, Anka, qui arrive toujours à rattraper mes tentatives malheureuses de « coupage de frange maison ». Ce que j’apprécie chez elle c’est non seulement son talent mais aussi sa bonne humeur, son enthousiasme, son souci du bien-être des personnes. Je suis loin d’être une « fashion victim » et d’habitude assez peu encline à abuser de ce type de service. Et bien Anka réussit l’exploit de me faire aimer l’expérience. Comment? Elle est HEUREUSE, heureuse de faire ce qu’elle fait.

Comme elle se plait à le dire elle-même, « je suis heureuse tous les matins, dès que j’ouvre les yeux, je sais qu’aujourd’hui je vais apprendre, passer une bonne journée, la vie est extraordinaire! ». Anka prend des formations de perfectionnement à ses frais, régulièrement, participe à des concours et jour après jour son amour grandit, pour son métier, pour sa vie, pour la vie. Bien sur, tout n’est pas toujours rose mais même ces jours-là, la lumière dans ses yeux en dit long sur sa force intérieure et sur son bonheur de vivre. Tout naturellement, Anka a beaucoup de clients, fidèles, qui l’apprécient, la respectent et la recommandent à d’autres personnes.

C’est une belle manière de s’enrichir que d’enrichir la vie des autres. Moi ça me donne envie d’aller chez le coiffeur. Il faut plus d’Anka dans ce monde.

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08 2009